Signalés en 2017

 

« The Silver Bracelet : an Egyptian Girlhood », by Maya Cifali,  April 2017. 

ISBN 978-0-646-96783-7,  paperback, 210x148mm,  AUD 30.00 plus postage.

Available upon request to mcifali@bigpond.com

Shimmering heat on undulating sand dunes, swaying palms, the tang of eucalyptus in the air - these things meant home for Maya Stefanelli, growing up in Egypt. When the Suez crisis forced foreigners, including Maya’s family, out of Egypt in 1956, she had to admit she had only ever been a guest there. But it was not easy to let Egypt go. She had been born in the legendary city of Alexandria, with its intoxicating mix of cultures, colours and flavours, and Egypt was in her blood.

 It was not until Maya, by then in her fifties, came to Alice Springs that she recovered a sense of home. The Mecca Date Farm reminded her of the palm groves in Alexandria; the red river gums in the dry Todd River brought back memories of reaching out for eucalyptus leaves from her balcony as a little girl. She rediscovered a desert world that she thought had been lost forever.

Meeting Aboriginal people in Alice Springs helped Maya to understand her roots – “my mother’s country is… , my father’s country is… , my country of birth is… .”

This is more than a family memoir and deserves to reach a wider audience. Seen through the eyes of the child Maya was back then, The Silver Bracelet is an evocative account of life in Egypt in the 1940s and 1950s and an elegy for the cosmopolitan world that was lost with Gamal Abdel Nasser’s drive to create an “Egypt for the Egyptians”.

     Helen Womack, British journalist,

former foreign correspondent for the Moscow Times and the SMH

 

THE SILVER BRACELET, an Egyptian Girlhood

By Maya Cifali

 Comments made In Canberra on 12 April 2017, by Peter Rodgers, former Australian Ambassador to Israel and authors on Middle Eastern affairs.

 “My warmest congratulations to Maya, and my thanks to her for writing this remarkable, beautifully written book.

 Early in the book, Maya describes it as “the simple story of a child who was one among many in a large tribe.” – Large tribe Yes, simple story No.

 It is a story that could only be written by someone who is curious, wise, warm, whimsical, and who understands what an extraordinary journey she is on – and indeed we are all on.

 What I particularly admire is the multi-layered quality of the book. 

 Yes it is a family history.  But Maya has an extraordinary way of placing the personal into a much wider world – a world that is and remains full of dramatic changes.

 This piece of writing ……. aims to show how a single incident ………….can break into a thousand pieces a lifestyle which was thought to be endless. An unexpected incident on the road you drive, and suddenly you have to swerve to avoid a major accident, grateful to have survived.”  And Maya recovers a sense of self in Central Australia. 

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SUEZ 1860 - 2015, lecture by Dimitri Capaitzis

(Library of Alexandria), Old Parliament, November 22, 2016, 18:00

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Chroniques alexandrines. L'étonnante vie quotidienne des habitants d'Alexandrie, par Robert Naggar, Juillet 2017. 320 pages. L'Harmattan. 25 €.

Cinquante ans après avoir quitté le pays, l'auteur reçoit un chèque de quelques milliers de dollars en provenance d'Egypte. Cette manne inattendue l'entraîne dans une incroyable aventure, la réappropriation des biens familiaux séquestrés par le gouvernement Nasser. Au cours de ses démarches, il rencontre des Alexandrins que rien ne l'avait préparé à côtoyer : fonctionnaires, avocats, chauffeurs de taxis, directeurs de banques, paysans ou simples passants. Nous découvrons à travers ces pages un peuple attachant plein de gaieté, de gentillesse, d'hospitalité mais aussi roublard et fataliste.

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L'homme aux deux mémoires, roman, par Marcel Fakhoury, Juillet 2016. 180 pages. L'Harmattan. 18 €

Vingt-deux ans se sont écoulés depuis la disparition mystérieuse de Nessim Cohen et de son oncle. Moshé Bensoussan, le 5 novembre 1956, jour où les parachutistes français et britanniques avaient pris pied aux abords de Port-Saïd. Pour élucider cette énigme, une longue enquête va entraîner Marc Potier de Grenoble à Alexandrie, sur les pas des disparus. Sont-ils morts ? Sont-ils vivants ? Guidé uniquement par sa mémoire, squattée de manière occulte par Nessim Cohen, Marc se retrouvera dans des endroits mythiques, Aboukir, El Alamein, Marsa Matrouh, … Tout au long de son enquête aux multiples rebondissements, le jeune homme rencontrera des personnages hauts en couleur.

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Sans Retour : Les Mémoires d'un Juif  Egyptien 1930-1957, par Jacques Sardas, mai 2017, 304 pages.

 https://www.amazon.fr/Sans-Retour-Memoires-Egyptien-1930-1957/dp/099

Présentation de l'éditeur

« Quel parcours! Sans Retour doit être lu par toute personne fascinée comme moi par le monde perdu des Juifs d’Alexandrie, ici évoqué en détails vifs et poignants. »
– GINI ALHADEFF, auteur, The Sun at Midday: Tales of a Mediterranean Family

« Sans Retour s’ajoute d’une façon essentielle à la mosaïque d’expériences des Juifs exilés de l’Egypte après la crise de Suez. C’est l’histoire d’une famille qui fait face au défi et arrive à renaître, mais c’est aussi une histoire profondément humaine du courage et de la puissance de l’esprit humain. »
– JEAN NAGGAR, auteur, Sipping from the Nile

 

 

Une histoire universelle où l’espoir, le courage et la détermination font face à la persécution et à l’exil. Un message fort sur les questions éternelles que se pose chaque génération.

SANS RETOUR est un récit tiré des histoires que Jacques Sardas racontait à ses petits-enfants quand ils étaient jeunes. Né en 1930 dans une famille juive sépharade à Alexandrie, en Egypte, Jacques y passa ses premières années avant que sa famille fuie la guerre et trouve refuge au Caire, alors une ville cosmopolite où la connivence entre Arabes et Juifs était acceptée. Malgré les liens serrés de l’amour familial, les Sardas étaient parfois au bord du désespoir car l’argent manquait. Mais Jacques refusa d’accepter un destin qui l’aurait forcé à rester dans la classe sociale de ses origines.
Lorsque la violence envers les Juifs devint virulente au cours des années 1950, Jacques et sa famille décidèrent d’émigrer. A sa grande surprise et déception, leurs visas de sortie portaient les mots « Départ définitif, sans retour » : les autorités égyptiennes avaient décrété que Jacques et tous ceux comme lui – considérés « étrangers » ou « apatrides » malgré leur naissance en Egypte – ne reverraient jamais leur pays natal. Armé d’une détermination inébranlable, Jacques décida d’immigrer au Brésil et de réussir à tout prix dans ce pays lointain.

SANS RETOUR touchera ceux qui se sont sentis à part et isolés. L’auteur témoigne avec éloquence des liens communs qui unissent l’humanité et porte le lecteur dans un monde où les gens de toutes religions, races et nationalités coexistaient paisiblement. Sans Retour est aussi une passionnante histoire personnelle qui encouragera les lecteurs de tout âge à découvrir et perpétuer leurs propres histoires.

Jacques Sardas commença sa carrière comme assistant administratif au bureau de Goodyear à São Paulo, Brésil. Il monta dans les rangs jusqu’au poste de président de Goodyear pour le marché mondial des pneus, basé à Akron, Ohio. Suite à son départ de Goodyear, Jacques devint PDG de Sudbury, Inc., basée à Cleveland, Ohio, et Dal-Tile International, basée à Dallas, Texas. Mariés depuis plus de soixante ans, Jacques et sa femme, Esther, habitent Dallas.

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Chroniques alexandrines: L'étonnante vie quotidienne des habitants d'Alexandrie, par Robert naggar, Broché, amazon, 26,50 € juillet 2017.

Cinquante ans après avoir quitté le pays, l'auteur reçoit un chèque de quelques milliers de dollars en provenance d'Égypte. Cette manne inattendue l'entraîne dans une incroyable aventure, la réappropriation des biens familiaux séquestrés par le gouvernement Nasser. Au cours de ses démarches, il rencontre des Alexandrins que rien ne l'avait préparé à côtoyer : fonctionnaires, avocats, chauffeurs de taxi, directeurs de banque, paysans ou simples passants. Nous découvrons à travers ces pages un peuple attachant plein de gaieté, de gentillesse, d'hospitalité mais aussi roublard et fataliste.

Robert Naggar est né à Londres en 1938. Issu d'une famille juive installée depuis des siècles à Alexandrie, en Egypte, il fit toute sa scolarité au Lycée Français de cette ville puis des études universitaires à Londres. Muni d'un diplôme d'ingénieur, il partit aux USA où titulaire d'une "Green Card", il fut appelé pour servir au Vietnam. Pour éviter la guerre, il rentra en Angleterre où il obtint un MBA. Après des débuts professionnels en Angleterre puis en Italie, il s'installa à Genève où il se lança dans le marketing international, activité qu'il pratiqua avec succès pendant près de 50 ans. Aujourd'hui en retraite, Robert Naggar dédie son temps à l'écriture, au bénévolat, à sa famille et à ses nombreux amis à travers le monde. Il parle cinq langues, voyage beaucoup et tente, par ses écrits, de transmettre sa joie de vivre à ses lecteurs.

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Les Femmes de Karantina, par Nael Eltoukhy, Actes Sud Littérature Monde Arabe, 448 pages. Septembre 2017, 24.-€

À la veille de la Révolution, une histoire d’amour naît entre la fière et volontaire Inji et le miséreux et débrouillard ‘Ali. Ayant causé la mort d’un homme lors d’une altercation, les deux amoureux fuient à Alexandrie pour s’y cacher. D’abord contraints de faire profil bas, ils affirrment peu à peu leur ambition, tantôt en basculant dans le trafic ou dans la prostitution, tantôt en com-mettant sans trop d’états d’âme des crimes de sang. Leur patrimoine génétique déviant va ensuite se transmettre aux deux générations suivantes selon un processus graduel qui culmine dans un grandiose finale d’anticipation sociale et urbanistique situé en 2064.
Par cette saga familiale peuplée de personnages à la fois cyniques et truculents, immoraux et burlesques, Nael Eltoukhy dynamite la légende dorée d’Alexandrie. Une ville parallèle s’élève sous nos yeux, campée dans une langue qui s’amuse à conjuguer le jargon d’un essai pseudo-historique et le parler égyptien des bas-fonds, cru et coloré.

Nael Eltoukhy. Né en 1978, diplômé en langue et littérature hébraïques, Nael El-Toukhy est journaliste (il a travaillé pour le grand hebdomadaire littéraire Akhbâr al-adab) et traducteur. On lui doit des recueils de nouvelles, une novella et deux romans. Le premier, Chronique du temps de la grande guerre de 2006, a reçu un grand succès critique. Les Femmes de Karantina a été unanimement salué comme l'une des œuvres les plus marquantes de la nouvelle littérature égyptienne.

Les enfants terribles d'Alexandrie.

Une dynastie de justiciers tueurs lutte contre la dictature et l'obscurantisme. Ebouriffant

Revoilà Alexandrie au cœur d'un roman flamboyant. Un livre qui, sans nul doute, trouvera une place de choix dans le monument littéraire à la cité d'Alexandre. Son auteur, Nael Eltoukhy, est né en  1978 au Koweït, d'où sa famille a émigré pour l'Egypte alors qu'il était âgé de 3  ans. C'est  dire qu'il n'a pas connu les grandes heures de l'Alexandrie cosmopolite mythifiée par -Cavafy, Forster, Ungaretti, Durrell ou Tsirkas. Ni même le crépuscule et l'agonie de la " ville de la mer " des années 1950-1960 évoquée par Etiemble, Yourcenar et, plus près de nous, par Olivier -Rolin, André Aciman, Robert Solé ou Teresa Cremisi. Eltoukhy note d'ailleurs : " Depuis cette époque, l'Alexandrin éprouve un sentiment douloureux : impression de perte irréparable, nostalgie d'une gloire révolue et frustration d'un présent malheureux. Ce sentiment se -répand dans l'air qu'on respire, avant d'être diffusé vers la mer par les vagues, vers le ciel par les oiseaux et sur le trottoir par les -humains. " Qu'on ne s'y trompe pas pourtant : Nael Eltoukhy n'est pas le simple héritier d'une longue et prestigieuse lignée littéraire, et Les Femmes de Karantina n'a rien d'un livre nostalgique. C'est, au contraire, une page nouvelle, absolument iconoclaste, de  la légende de la ville. Quant au  " présent malheureux ", il fait essentiellement référence à la -désillusion et au désespoir qui ont suivi la flambée du " printemps arabe ", en  2011.

L'histoire s'ouvre au début des années 2000, au  Caire. Les vies d'Inji et d'Ali, un couple d'amoureux, basculent à la suite d'une -altercation au cours de laquelle Inji tue un homme qui la molestait. Les jeunes gens s'enfuient à  Alexandrie, esseulés et démunis, contraints de se bâtir une existence nouvelle. Ils feront plus que cela. Dans le quartier miteux de Karantina, jouxtant la  terre poussiéreuse du désert, loin des effluves marins et des horizons ouverts de l'élégante rade d'Alexandrie, ils fondent une -dynastie à l'image des tueurs et justiciers qu'ils sont -devenus. Leurs descendants les  suivront sur la voie du crime, du proxénétisme, du commerce de la drogue, héritant le goût de  la vendetta, du  sang et de la débauche.

Idéal romantique

Des bas-fonds de la ville naît un mythe, celui de trois générations de dépravés devenus les icônes d'un quartier de laissés-pour-compte. Ce mythe est celui d'une Alexandrie future – l'histoire se clôt en  2064 –, une cité rebelle, flambeau du combat contre la -dictature du pouvoir central et contre les forces de l'obscurantisme religieux. Qui plus est, dans la ville imaginée par Eltoukhy, les chefs de gangs, ce sont Inji et sa descendance féminine, sept femmes libérées de tout conformisme et de toute bienséance, édifiant l'idéal romantique de leur ville : " Semer le chaos et défier les régimes en place. "

Les Femmes de Karantina est un roman subtil et d'une grâce -certaine. L'Egypte est là tout -entière, avec son humour inouï d'où sont bannis l'ironie et le -sarcasme. Un humour léger, toujours empreint de tendresse à l'égard du genre humain. Ce qui n'empêche pas Nael Eltoukhy – par ailleurs traducteur et chroniqueur de littérature hébraïque – d'en faire le théâtre de -furieuses passions et de meurtres fratricides. Des drames qui se déroulent à huis clos, dans ce lieu entre mer et désert dont Roland Barthes disait qu'il est l'espace de  prédilection de la grande -tragédie antique.

Eglal Errera, Le Monde, 24 novembre 2017

 

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